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Ce
fut le délire. "Je t'aime", lança-t-il avec sa première chanson.
Elles aussi l'aimaient et le lui firent savoir; A la deuxième
chanson, les bagues, les chevalières et les médailles pleuvaient
déjà sur la scène; "Quand je chante, j'aimerais bien que le publique
m'écoute", dut demander Mike brant. Après la troisième chanson, les
cris suraigus des adolescentes du parterre au bord de l'hystérie,
arrivaient presque à couvrir une voix pourtant largement gonflée par
une sono démente. A la quatrième chanson, c'était l'apocalypse;
Malgré un sérieux barrage de gorilles, quelques audacieuses
parvinrent à se hisser sur scène, et ce fut alors le début d'un
interminable défilé d'adolescentes se jetant au cou de leur idole.
Il eut beau imiter Armstrong et Jerry Lewis, Mike Brant ne put
rétablir le calme auprès de ses fans. Roger Lamour (directeur de la
salle) devait avouer, à la fin du spectacle, qu'il n'avait pas vu
cela depuis longtemps. Hallyday va bientôt commencer à s'essouffler,
Claude François sent la quarantaine qui "sournoise". Le beau Mike
Brant prendra-t-il la relève ? Après l'ouragan qu'il a déchaîné
hier, tout le laisse supposer...
R.B.
Paru dans le journal local "le Progrès"
Photo Mario Gurrieri |