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Super-Géant
a rencontré Mike et lui a posé toute vos questions ! Voici ce que
Mike a répondu
Avant de chanter, que faisais-tu ?
Sans vouloir me vanter, je crois avoir fait tous les métiers. Je
ne pourrais pas tous les citer, la place manquerait
certainement. Si mes souvenirs sont exacts, mon dernier métier a été
celui d'assistant de Jonaton Karmon, chorégraphe du grand Music-hall
d'Israël avec qui j'ai effectué une tournée d'un an aux U.S.A. C'est
d'ailleurs à cette occasion que j'ai pu m'imprégner de ce qui
se faisait de mieux dans le show-business américain et qui m'a
beaucoup servi par la suite.
Quelle a été ta première chance dans la chanson ?
Lorsque
Sylvie
m'a persuadé de venir chanter en France, mais surtout lorsque
Jean Renard a écrit pour moi «
Laisse moi t'aimer », la première chanson
qui a vraiment marché !
Quel est ton meilleur souvenir ?
Sans aucun doute ma rencontre avec Salvador
Dali. Il est, pour moi, l'artiste le plus génial de notre
époque
!
Quel est ton plus mauvais souvenir ?
Lorsque, en juillet 1969 je suis venu m'installer en FRance sans
connaître un traite mot de français. Pendant les sept mois qu'il a
fallu pour mon «
apprentissage », ça a été une véritable
galère. Il est vrai que depuis je me suis parfaitement bien adapté !
Quel effet cela te fait-il d'être le point de mire de plusieurs
milliers de filles ?
En tant que garçon, il m'est difficile de ne pas
en ressentir une certaine fierté ! Ceci dit, il est des
moments ou c'est plutôt encombrant. Il m'arrive de plus en plus
souvent, après un gala, de devoir me cacher dans les hôtels sous un
faux nom ou de prendre la fuite en quatrième vitesse après un
spectacle !
Es-tu superstitieux ?
Je ne le pense pas ! Plutôt fétichiste. Je ne me sépare jamais
de mon araignée de caoutchouc (dans ma voiture) et de ma «
figa » brésilienne que je porte au bout
d'une chaîne autour du cou !
As-tu déjà été véritablement amoureux ?
C'est possible, mais je n'ai jamais eu la possibilité de m'en
rendre compte. J'ai toujours été fidèle... à la
devise
de Napoléon : «
En amour, la plus grande victoire, c'est la fuite ».
La beauté est-elle la première chose que tu regardes chez une fille
?
Pas nécessairement.
Que penses-tu du mariage ?
A priori je n'ai rien contre. Il y a des gens à qui le mariage a
réussi, d'autres pas ! Le mieux, bien sûr, étant de faire sa propre
expérience. En ce qui me concerne le moment n'est pas encore venu.
Je ne suis pas pressé. D'ailleurs les célibataires endurcis sont
souvent les plus parfaits époux !
Es tu ce qu'on appelle un dragueur ?
Je n'aime pas le terme «
dragueur ». Je préfère celui d'amoureux
perpétuel. Chaque fille que je rencontre est pour moi une nouvelle
source d'émotion, de sentiments... et, bien entendu, de problèmes
intérieurs !
Quel est ton genre de fille ?
Je ne crois pas avoir un «
type » déterminé. J'aime toutes les filles
et je désire en connaître le maximum avant de me laisser passer la
corde au cou !
SUPER-GÉANT - 1974
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