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Un beau jour
il débarque à Orly, avec juste une centaine
de dollars en poche. C’est le début d’une
carrière époustouflante. Laisse-moi t’aimer,
son premier tube, grimpe au sommet du
hit-parade. Les jeunes filles deviennent
hystériques au passage du bel éphèbe à la
voix d’or. Son patronyme subit alors une
petite modification phonétique : désormais
il s’appellera Mike Brant, et non plus
Brand. Son succès devient vite immense, et
il incarne une nouvelle mode dans la variété
française, celle du chanteur romantique.
Dalida aussi le remarquera et lui demandera
de chanter en ouverture de son spectacle à
l’Olympia en 1971. A l’époque, Mike était
parvenu à devancer en popularité des
monstres sacrés tels que Claude François,
Johnny Hallyday ou Michel Sardou. Un succès
qui ne connaissait plus de limites, mais qui
l’empêchait de mener une vie privée. A force
de galas et de tournées, d’interviews à la
télévision et dans tous les magazines, Mike
s’épuisait autant moralement que
physiquement. Faut-il voir là les raisons de
son terrible suicide en 1975, se
défenestrant d’un immeuble parisien ?
Personne n’en connaît la réponse. Déjà, il
avait tenté de le faire en Suisse, sauvé par
un balcon providentiel qui freina la chute
de son corps. Cette première tentative fit
la une de tous les journaux, pourtant
personne ne parvint à l’empêcher de
renouveler cet acte terrible. Un beau jeune
homme de 28 ans, beau comme un dieu,
disparaissait, mais il demeure vivant pour
tous par sa voix unique, irremplaçable.
Les fans de
Mike Brant ne manqueront pas la date du 17
juin. Elle correspond à la sortie du DVD
(Capitol Music – EMI) signé Erez Laufer qui
lui est consacré, un documentaire
saisissant, véritable enquête bouleversante
et passionnée sur le passage de cette étoile
filante. Peut-être certains y trouveront ils
une clé pour comprendre son destin tragique,
d’autres encore plus de raisons de l’aimer. |
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